La gestion des déchets en entreprise n’est plus un sujet périphérique. Entre l’extension de la loi AGEC, l’obligation de tri à la source des biodéchets depuis janvier 2024 et la généralisation du tri 7 flux, les exigences réglementaires se densifient. Mais au-delà du cadre légal, structurer le tri des déchets en entreprise est devenu un véritable levier de performance : réduction des coûts de collecte, amélioration de l’hygiène et de la sécurité, valorisation de l’image RSE auprès des clients et partenaires.
Restauration, hôtellerie, santé, agroalimentaire, industrie, collectivités : chaque secteur compose avec des flux différents et des contraintes spécifiques. Ce guide fait le point sur la réglementation en vigueur, les bonnes pratiques de mise en place et les solutions concrètes pour passer du tri à la valorisation circulaire.
Pourquoi structurer la gestion des déchets en entreprise ?
Pour les entreprises, structurer la gestion des déchets répond à quatre enjeux indissociables.
Un enjeu financier direct. Les déchets non triés sont taxés plus lourdement via la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes), dont les tarifs augmentent régulièrement. À l’inverse, des flux correctement séparés peuvent générer une valeur (cartons, métaux) ou bénéficier de coûts de collecte réduits. Pour de nombreux établissements, l’écart entre une gestion approximative et une démarche structurée se chiffre rapidement en milliers d’euros annuels.
Un enjeu d’hygiène et de sécurité. Dans la restauration, la santé ou l’agroalimentaire, le croisement des flux et le mauvais stockage des déchets souillés exposent à des risques de contamination, à des odeurs persistantes et à la prolifération de nuisibles. Une zone de tri pensée et équipée limite drastiquement ces risques.
Un enjeu opérationnel. Des points de tri mal positionnés ou inadaptés ralentissent les équipes, multiplient les manipulations et alourdissent les coûts de main-d’œuvre. À l’inverse, des contenants ergonomiques bien placés fluidifient le quotidien.
Un enjeu d’image et de conformité RSE. Donneurs d’ordre, clients et investisseurs interrogent de plus en plus précisément les démarches environnementales. La traçabilité du tri et la valorisation des déchets deviennent des arguments commerciaux, voire un prérequis pour répondre à certains appels d’offres.
Tri 5 flux, 7 flux, biodéchets : que dit la réglementation ?
La réglementation française impose désormais aux entreprises plusieurs obligations cumulatives en matière de tri.
1. Le tri 5 flux : socle réglementaire depuis 2016
Le décret du 10 mars 2016 impose à tous les producteurs et détenteurs de déchets non ménagers de trier à la source cinq flux : papier/carton, métal, plastique, verre et bois. Cette obligation concerne aussi bien les bureaux que les commerces, les hôtels ou les sites industriels, dès lors qu’ils ne sont pas collectés par le service public dans le cadre du règlement local. Le tri 5 flux peut être réalisé en interne ou délégué à un prestataire agréé.
2. Le tri 7 flux : extension depuis 2021
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2021, deux flux supplémentaires sont à isoler dans les chantiers de bâtiment et travaux publics : la fraction minérale (béton, briques, tuiles) et le plâtre. On parle alors de tri 7 flux. Pour le BTP, le tri 7 flux est devenu un standard incontournable et conditionne souvent l’attribution des chantiers publics.
3. L’obligation biodéchets depuis janvier 2024
C’est la grande nouveauté de la loi anti-gaspillage : depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, tous les producteurs de biodéchets sont concernés, sans seuil minimum. Restaurants, cantines, commerces alimentaires, GMS, industries agroalimentaires, marchés : chacun doit désormais organiser le tri à la source de ses biodéchets en vue d’une valorisation (compostage, méthanisation). L’enjeu est massif pour la restauration et l’agroalimentaire, où ces flux représentent souvent 30 à 50 % du tonnage total.
4. Loi AGEC : un cadre élargi
La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) de 2020 fixe un cap global : sortie progressive des plastiques à usage unique, extension de la responsabilité élargie du producteur (REP) à de nouvelles filières (jouets, articles de sport, bâtiment), renforcement de la traçabilité. Elle traduit une logique de fond : faire des déchets une ressource, pas une charge.
Comment organiser le tri selon votre secteur d’activité
ettre en place un tri sélectif en entreprise efficace passe par un équipement adapté à chaque environnement. Chaque secteur compose avec des flux dominants, des contraintes d’hygiène et des configurations d’espace différentes. PLG accompagne ces besoins à travers une offre complète de poubelles et stations de tri, en partenariat avec Rubbermaid, Rossignol et JVD, références reconnues du tri professionnel.
Restauration et hôtellerie : biodéchets et flux mêlés
Cuisines, plonges, offices, salles, chambres : les flux à gérer sont nombreux et la cadence intense. La priorité va aux biodéchets (épluchures, restes), au verre (bouteilles, bocaux), aux cartons d’emballage et aux huiles alimentaires usagées. Les contenants ergonomiques de type Slim Jim Rubbermaid, à faible encombrement et facilement déplaçables, permettent de positionner les points de tri au plus près des postes de production. Pour les chambres et les espaces clients, des corbeilles compartimentées discrètes complètent le dispositif.
Santé et EHPAD : gestion sensible des déchets souillés
Hôpitaux, cliniques, EHPAD et cabinets médicaux doivent gérer en parallèle des déchets ménagers classiques, des DASRI (déchets d’activité de soins à risques infectieux) et des consommables souillés. Les contenants doivent répondre à des exigences strictes : étanchéité, fermeture sécurisée, identification claire, résistance au nettoyage et à la désinfection. PLG y répond avec deux références spécialisées : les boîtes à aiguilles Sharpsafe pour les objets perforants, sécurisées et désormais fabriquées en plastique recyclé, et les fûts DASRI Mauser pour les déchets solides à risque infectieux, identifiables grâce à leur code couleur jaune normalisé.
Agroalimentaire et industrie : conformité HACCP et résistance
En zone de production, les contenants de tri doivent supporter des lavages intensifs, résister aux chocs et aux variations de température, et ne pas créer de risque de contamination croisée. Les bacs de tri industriels en plastique alimentaire ou en inox, montés sur roulettes, s’imposent dans la plupart des configurations. La signalétique HACCP et le respect strict d’un code couleur par flux sont indispensables. Découvrez la gamme Rubbermaid ici.
Collectivités et zones extérieures : robustesse et signalétique
Espaces publics, parcs, accueils, abords de bâtiments : les solutions doivent être robustes, anti-vandalisme et lisibles à distance. Les conteneurs de tri Rossignol et les stations multi-flux extérieures cochent ces critères, avec des matériaux résistants aux intempéries et une signalétique visible.
Le duo gagnant : contenant + consommable adapté
Une poubelle de tri sélectif professionnel n’est efficace qu’avec le bon sac. PLG associe à chaque référence de contenant les sacs adaptés en taille, en résistance et en couleur, pour garantir hygiène, productivité de la vidange et conformité du flux jusqu’à la collecte.
Sensibiliser les équipes : le facteur humain du tri
Le meilleur équipement ne produit aucun résultat si les équipes ne s’en saisissent pas. La réussite de la sensibilisation au tri des déchets en entreprise repose sur trois piliers humains.
Une signalétique claire et un code couleur normalisé. Chaque poubelle doit être identifiable au premier coup d’œil. Le code couleur (jaune pour les emballages, marron pour les biodéchets, vert pour le verre, bleu pour le papier, gris pour les ordures ménagères résiduelles) gagne à être homogène sur tout le site et à être rappelé par des pictogrammes au-dessus de chaque contenant. Un guide du tri sélectif affiché en zone de pause ou de production complète utilement le dispositif.
Une formation initiale et des rappels réguliers. Un quart d’heure d’onboarding sur les flux à trier, suivi de rappels visuels et de points en réunion d’équipe, suffit dans la plupart des contextes. Les erreurs de tri proviennent généralement d’un manque d’information, pas de mauvaise volonté.
Des référents tri par zone. Désigner un ou deux référents par service ou par étage crée un relais opérationnel : ils signalent les contenants saturés, alertent sur les erreurs récurrentes et font remonter les besoins (sacs, signalétique, équipement supplémentaire). Cette approche transforme le tri en démarche collective plutôt qu’en consigne descendante.
Cette dimension humaine est ce qui distingue les sites qui atteignent un tri conforme de qualité de ceux qui plafonnent. L’investissement matériel ne donne ses pleins effets qu’avec une animation continue.

Revaloriz : du tri à la valorisation circulaire
Trier, c’est la première étape. Mais que deviennent les déchets une fois la benne pleine ? Pour aller au bout de la démarche, PLG a développé Revaloriz, un service clé en main qui prend le relais : on ne jette plus, on transforme.
Revaloriz couvre l’intégralité du processus, de la mise à disposition des collecteurs jusqu’à la transformation des matières en nouvelles ressources, en s’appuyant sur un réseau de filières partenaires expertes.
Un cercle vertueux en 5 étapes
- Je trie. PLG met à disposition les collecteurs adaptés à chaque site, en distinguant déchets dangereux et non dangereux.
- Mes déchets sont collectés. L’enlèvement est planifié site par site selon vos besoins. PLG s’occupe de la logistique.
- Mes déchets sont recyclés et traités. Les matières sont acheminées vers les filières partenaires pour être triées, dépolluées et préparées.
- Mes déchets ont une seconde vie. Métaux, plastiques, papier, chaleur, textile : ils redeviennent des ressources utiles, rembourrages, cartons recyclés, vêtements techniques.
- Je reçois un certificat de recyclage. Une preuve concrète de conformité, traçable, opposable, et un argument tangible pour votre reporting RSE.
Des flux variés pris en charge
Le service couvre aussi bien les déchets non dangereux (masques jetables, EPI, gobelets carton, essuie-mains usagés) que les déchets dangereux (aérosols, plastiques souillés, produits chimiques périmés, DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques)).
Les bénéfices côté entreprise : réduction des coûts de gestion, traçabilité garantie, conformité réglementaire assurée, et engagement concret dans l’économie circulaire. Pour les équipes, c’est aussi la fin de la « galère des déchets » : un interlocuteur unique, une démarche globale, des indicateurs clairs.
Conclusion
Structurer la gestion des déchets en entreprise n’est plus une option : c’est une obligation réglementaire, une opportunité économique et un marqueur RSE concret. La réussite passe par trois leviers indissociables : un équipement de tri adapté à chaque flux et à chaque secteur, une animation continue des équipes, et un partenaire capable d’assurer le bouclage circulaire jusqu’à la valorisation.
Cette logique du déchet-ressource, au cœur de l’économie circulaire, ne se limite pas au choix du contenant : elle se prolonge dans la transformation concrète des matières. Les biodéchets en offrent l’illustration la plus parlante, à explorer dans notre article dédié : la seconde vie des déchets alimentaires.
Avec son offre complète de poubelles et stations de tri en partenariat avec Rubbermaid, Rossignol et JVD, et son service Revaloriz, PLG accompagne aujourd’hui restaurants, hôtels, établissements de santé, sites industriels et collectivités sur l’ensemble du parcours déchets.